Partager l'article ! Le chef-d’œuvre à prix modique !: L’histoire est bel est bien réelle. Elle eut lieu à Paris ...
L’histoire est bel est bien réelle. Elle eut lieu à Paris en 1952.
Tout commença avec un milliardaire américain, nommé B.O qui aime l’art et qui prétend être connaisseur en la matière et expert des beaux arts il décida alors de laisser sa trace artistique dans le monde après son décès à travers des dons de chefs d’œuvres grassement payés et offerts aux plus grands musés.
Cependant, cette pseudo belle facette de sa personnalité ne peut en cacher le côté obscure rempli d’avarice et d’une cupidité indescriptible.
Il n’a jamais donné de pourboires. C’était une question de principe, les autres sont là pour servir sa grandeur. Dans le domaine des affaires chaque transaction doit aboutir à un résultat positif, quitte à humilier et rabaisser ses vis-à-vis. Et le moindre de ce que l’on peut dire, c’est que des ennemis il savait s’en faire dans le vaste monde des affaires.
Parmi ceux-ci, il y avait J.D, marchand d’ouvres d’art à Paris. Chaque fois qu’il faisait affaires avec le richissime goujat, il devait supporter son caractère désobligeant et désagréable. Il négocie férocement et veut gagner à tout prix, mais il ne voulait acheter que les chefs-d’œuvre sans pour autant payer un grand prix.
Un jour, J.D, qui n’arrivait plus à supporter les caprices de ce client infâme et décide de lui donner une leçon à ne jamais oublier, avec un coût substantiellement onéreux. Ce jour-ci B.O acheta plusieurs tableaux contemporains après des négociations acharnées. Au moment du paiement, J.D lui propose d’aller à son bureau pour signer le chèque à son aise et lui donner en retour les documents d’authenticité desdits tableaux. . Arrivé là, il vit plusieurs tableaux en attente d’être exposés et fut abasourdit de voir le chef d’œuvre de Maurice Utrillo représentant magistralement "la place du Tertre". Notre cher B.O demande le prix de ce tableau-là, mais le propriétaire lui affirme que c’est un faux et qu’il n’est pas à vendre puisque la maison ne vend que des œuvres authentiques. Mais notre ami du pays de l’oncle Sam insiste que c’est un vrai et qu’il est prêt à payer aussi cher qu’on le lui demande pour ce petit bijoux.
Le propriétaire de la galerie maintient son refus et B.O n’eut de choix que d’acquiescer à la requête de son hôte.
Se croyant très malin, il demande à un expert d’aller acheter un tableau quiconque et pas trop cher et afin de scruter le soi-disant faux pour lui donner son avis dessus. Ainsi, à son retour, l’expert affirma à B.O que c’était bel et bien un Utrillo authentique. Là, les yeux du petit américain écarquillèrent et se mirent à briller de tous leurs feux. Il savait qu’il avait entre les mains l’occasion de sauter sur un tableau qui valait une dizaine de millions de francs.
Le jour-même, il retourna à la galerie et proposa de l’acheter même si c’est un faux à un million de franc, mais en vain. Il augmentât son offre jusqu’à ce qu’il fasse affaiblir son interlocuteur et le fit accepter de le lui vendre pour la «modique» somme de deux millions de francs.
Cependant, le marchand d’art eut une condition un peu bizarre, mais sans valeur aux yeux de Mister B.O. ce dernier fût prié de signer un document reconnaissant que l’œuvre qu’il vient d’acquérir est un «FAUX» pour que personne ne puisse l’accuser au future de le lui avoir vendu sans son consentement. Ne laissant rien intervenir entre lui et sa soif de posséder une aussi belle œuvre artistique, B.O signa le document et paya et s’en alla joyeusement à son hôtel.
Dès qu’il eut défait l’emballage autour du tableau le cœur alla lui arrêter d’un coup. Ce n’est guère le même tableau qu’il a vu au bureau. Il lui ressemble certes, mais ce n’est pas le même. L’expert le lui confirma quelques minutes plus tard.
Sa première réaction fut d’appeler son avocat pour entamer des poursuites judiciaires, mais dès qu’il se rappela du fameux document qu’il signa, les genoux lui fléchirent et su qu’il vient de s’alléger de deux millions de francs d’un coup.
Morale de l’histoire, même si Jaques Brel a dit un jour, faut pas jouer au riche quand on n’a pas le sou, il faut plutôt dire : faut pas jouer au malin quand on a quelques sous de plus !! Car il en y aura toujours d’autres, plus malins et plus espiègles qui viendront alléger nos comptes bancaires des surplus.
PS : cet article je l’avais écrit il y a 3 ans et je viens de le retrouver dans mes archives personnelles. Alors je le partage pour la beauté de l’histoire qu’il raconte.

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